Mon clown dans le soleil   

Le clown en soi 3
par William Herremy
Centre culturel Méru
11 & 12 décembre

Mon clown sous la peau

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Le prolongement dans le rayon du soleil de vos 2 premier stages, ici, votre clown jubile d'être ce qu'il est et rend hommage à son identité , à son existence. Il est ce grand remerciement d'être ce qu'il est et valorise tous ses possibles en mettant en lumière sa cohabitation intime avec son présent et celèbre sa propre résilience.  

Ici l’impossible est réel. Les mots qui viennent, ont de la sympathie pour nos faiblesses. Un clown constructif de l’existence, une introspection romantique et romanesque. Sortir de la sagesse de l’acquis pour sauter et renaitre de sa chute. Sortir de la banalité du paraitre pour revendiquer sa poésie intérieur, et extérieur. L’éloge de sa propre résilience.

Le coucher du soleil

"Une chose à la fois, doucement.

Un son doux de Ukulélé

dans les oreilles. 

Juste dans le soleil
Je peux être avec ceux qui sont loin, c'est certain, pour être tout près d'eux. Pour perdre tout à la fois, mais une chose à la fois. Entrez sur ce plateau vide de tout pour y naître et y "n'être" que moi, juste moi. Tout est dans le juste. Tout peut se compliquer tellement alors que c'est si simple. 

Entrer et être. Juste être. 

Non pas celui que l'on attend justement, non, être celui qui ne sait pas être et ainsi ouvrir un espace insoupçonné de créativité, tout proche du grand vide dans lequel personne ne peut tomber, c'est ça! Le grand vertige de la peur d'être ce que tu ne sais pas encore que tu es, et que tu sais depuis toujours, contradiction bipolaire aligné dans un cercle, un rond, un nez. 

Cesser de suivre pour accepter le désaccepter. 

Accepter le vide. Le grand rien. La peur. L'illusion d'être et prendre en pleine gueule l'orgasme du ventre. Celui d'où l'on vient. Le plateau, le juste là. Entier, Celui où le mensonge ne peut pas tenir, où le sang frappe dans les oreilles, où les lèvres piquent. 

 

Faire face et la perdre, enfin. 

 

Perdre tout ce que l'on croyait, entrer dans le sol et devenir horizontal, se penser mort et battre le feu sauvage. Marcher sur des orties et ne plus souffrir de rien tellement ça hurle dans les pieds. Alors danser sur les braises. Renaître ou naître enfin. Sentir l'émotion du vivant sous la peau et être libre de tout. Réuni à soi. Les larmes qui coulent sur le sourire heureux d'être dans la vie de celui que je suis."

 

                                                        Mon clown sous la peau

                                                           Ecrit sur les clowns

                                                                    William Herremy